Le cinéma d’auteur m’a toujours fascinée. C’est grâce à lui que j’ai pris conscience du pouvoir des images. J’ai toujours ressenti le désir d’entrer à l’intérieur de l’image et d’en comprendre sa genèse, sa nature profonde. Cela rejoint directement mon questionnement relatif à l’existence humaine. Depuis, j’essaye de trouver des rapprochements, des coïncidences entre le médium et la réalité.


Que se passe-t-il derrière cette surface plane? Que se passe-t-il entre le moment où l’on pousse sur le bouton et le résultat physique de l’image? Dans ce mouvement imperceptible à l’oeil? Quelle est cette « tache aveugle » , ce hors champ?


Mes recherches personnelles m’ont permis de trouver des outils afin de répondre à ces questions. J’ai exploré les supports photographiques et vidéos en exploitant les différentes composantes de l’image, telles que la lumière, la surface de diffusion, la trame, le grain, le pixel. Avec l’intention de dépasser les limites du médium. En parallèle, j’ai toujours observé le quotidien et cherché à en saisir sa substance. Naître, donner naissance, manger, marcher, attendre, respirer, disparaître.


Pour exprimer le plus justement ces instants, je cadre un seul et unique élément en le réduisant à son expression la plus pure : un visage, un corps, une bouche, des pieds, le sable. Je scrute ce qui se passe. Arrêt sur image, ralenti, étirement du temps. Pour moi ces mouvements « anesthésiés » provoquent un manque et stimulent l’imaginaire. Il en émerge des sensations, des signes de vie à travers une surface en deux dimensions. Mes recherches au sujet de la perception m’amènent aussi à créer des installations et des lieux d’échange entre le médium et le public. Le spectateur n’est plus seulement témoin, mais il devient acteur de ce qui s’offre à lui.


Je viens de terminer une série intitulée Portraits de Barcelone. Les images sont prises sur plusieurs jours à travers le flux incessant des passants du bord de mer. Les gens de dos, souvent seuls ou en couple regardent vers le vide dans des lieux sans repères, intemporels. Ils sont saisis au vol, figés. De ce brouhaha permanent des passants, je ne  retiens qu’un geste, un mouvement, une sensation sciemment choisie.


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